BALI, le rêve éveillé

Récits de voyage > journal de voyage
Indonésie - Bali
de Maman, le 26-11-2006

BALI, le rêve éveillé

BALI, le rêve éveillé

Les fleurs, les dieux, les oiseaux , une grande assiette de salade d’ananas, mangue, banane et papaye au réveil. « Je suis noire mais je suis belle, fille de Jerusalem »
 L’Indonésie ? non Bali.

Dire que les fous des médias m’avaient inculqué une demie panique d’y aller. Les terroristes ! les fous de Dieu ! L’impression qu’avec plusieurs dieux on ne peut pas devenir fou. Tout devient magie.
Il faut regarder les gens, les photos, la danse, écouter la musique tous les soirs dans des temples magiques. Ubud. Sur notre terrasse fleurie notre hôtesse venait avant notre réveil mettre des petites choses pour les oiseaux ( pour les dieux ndf (note du fils)) ; une autre plus tard venait mettre des fleurs.
Les musées et leurs jardins magnifiques.
Après notre séjour extra terrestre au volcan de Bromo, quel repos.

Mais il fallait quand même profiter de tout cela, toujours avec l’idée qu’on n’y retournera pas et donc se faire une idée d’abord des souvenirs que l’on voudrait emporter ; pour qui, pour quoi, aucune importance. Juste se faire plaisir et surtout ne pas se faire rouler.
Toutes ces statues sculptées dans le bois ; des sculpteurs travaillant dans les rues ; des rues, des routes entières remplies de Bouddhas immenses fascinants les uns plus beaux que les autres, de toutes les tailles. Les représentations des mythes de tous les dieux de l’hindouisme, les masques grimaçants .
Puis, cette journée à vélo pour les musées , dur, dur pour une vieille, mais tout de même revigorant, quand on accepte de faire la plus grande partie des montées à pied et de laisser son fils faire trois fois (ou +) le chemin dans le même temps. Trop gentil ce fils ; quand nous nous sommes séparés pour qu’il continue en vélo l’après midi car il avait décidé d’acheter une statue en bois il n’est revenu qu’avec une statuette de dimension moyenne comme je le lui avais demandé.
Je le regrette aujourd’hui même si la statuette est très belle. (Mais je ne regrette pas d’avoir acheté au début de notre voyage deux poupées marionnettes qui étaient aussi encombrantes)
Mais c’est ce séjour qui m’a permis de l’apprécier. Elle est superbe mais il y en a à Paris et tu seras (matériellement) riche mon fils pour acheter tous les Bouddhas que tu veux.

Aujourd’hui je suis à Paris malheureusement reprise par le stress dans cette démocratie qui se dégrade, reprise par mes fantasmes de 68 (à mon âge) où je rêve que l’individu qui a eu le temps de réfléchir peut et doit faire quelque chose. On parle toujours de mémoire mais on préfère ne pas écouter ceux qui ont vécu.
Et c’est un grand plaisir aujourd’hui de retourner à Bali pour écrire, de retrouver ces moments où je me disais mais pourquoi ne pas venir passer ma retraite ici plutôt qu’à Tunis.
Je sais pourquoi aujourd’hui.
J’ai vu la situation des expates (comme on dit) ; ils sont toujours des étrangers qui profitent d’une situation exceptionnelle. C’est sur que pour des artistes, ils prennent et ils donnent. Mais ce sont des expates aussi ; comme tous les autres expates , même si c’est moins que les touristes ils ramènent les différences occidentales dominantes. Ils sont sympas, ils font de la bonne bouffe , ils ouvrent des restos ; des librairies françaises ; ils organisent des rencontres. Tout m’a semblé fabuleux à Ubud.

Mais moi qui aime les plages, heureusement que nous avons commencé par aller à Kuta une station balneaire, qui m’a paru alors très agréable d’ailleurs. C’est vraiment le Mac do sur la plage et les piscines ouvertes sur la plage ; c’est pas seulement pour le Mac do mais où étais-je ? En Europe, en Amérique ? sur l’Océan en tous cas, certainement. Tout à fait agréable quand on est touriste et après une nuit de bus pour arriver à Bali et que sans se disputer on va dans un petit hôtel niveau good.
Juste que vous comprendrez que je préfère la méditerranée. Encore mon défaut.
Mais pour revenir à ma retraite, je ne sais pas pour Tunis, mais je pense de plus en plus ce que j’avais appris très jeune et qui m’a toujours suivie : le fils de l’homme n’a pas une pierre où poser sa tête.

Je vivrais ici ou là., mon fils.
« C’est dimanche aujourd’hui … » (Nazim Hikmet)

Ta mère.

retour aux autres articles du journal

 

Commentaires sur cet article

Ajouter votre commentairee

Dernieres actualités
24/10/2007 : La fin d'un voyage
29/06/2005 : Page 14
29/06/2005 : Page 12
29/06/2005 : Page 10
29/06/2005 : Page 8
29/06/2005 : Page 7
29/06/2005 : Page 15
29/06/2005 : Page 13
29/06/2005 : Page 11
29/06/2005 : Page 9
29/06/2005 : Page 6
29/06/2005 : Page 5
29/06/2005 : Page 4
29/06/2005 : Page 3
29/06/2005 : Page 2


Autres liens :

Tags
Bali - retraite - mere - dieux - Ubud - le rêve éveillé - BALI - Indonésie -