La sud du Laos ou les aventures de 4 comperes au pays de la torpeur lancinante

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Laos - Sud Laos
de Adrien, le 20-08-2006

La sud du Laos ou les aventures de 4 comperes au pays de la torpeur lancinante

Les aventures de quatre compères au pays de la torpeur lancinante :

Récit d’un voyage banal
Depuis le poste frontiere Cambodge-Laos, que nous avons rejoint en bateau, nous nous sommes dirrigé vers un archipel d’iles sur le Mékong pour élir domicile sur Don Det. Après trois jours calmes, nous avons repris un bateau puis un bus routs pour la ville de Champasak d’où il était possible de partir visiter le site historique de Wat Phu. Le lendemain matin nous sommes repartis pour Paksé afin d’y organiser notre visite du plateau des Bolovens. Après un après midi bien optimisé nous sommes partis pour le village de Tad Lo avec en tete un trek de deux jours. Malheureusement la pluie que nous n’avions pas invité est venue faire sauter tous nos plans, nous sommes finalement rentrés plus tot à Paksé ; le voyage arrivait alors à son terme.

Recit d’un voyage troublant
Personne ne se souvenait depuis combien de temps ils étaient partis, le temps était devenu un concept complètement futile à leurs yeux. Il y avait bien eu ce tampon sur leur passeport, au passage du poste frontière sur le Mékong, mais la date était en laotien administratif du sud, une des langues les plus lentes du monde à lire …. Après avoir franchi la frontière, ils s’étaient réfugiés sur une petite ile étrange du nom de Don Det. Si le temps s’écoulait lentement au Laos, sur Don Det, il y était littéralement figé. Les gens qu’ils y rencontrerent faisaient tous preuve d’un troublant comportement obsessionnel répétitif : certain cherchait leur clé pour la énième fois de la journée, d’autre était à la recherche de gens qui cherchaient leur clé pour la énième fois de la journée, d’autre encore passait leur journée à grimper à une branche d’arbre pour se jeter dans le Mékong et regrimper à nouveau ensuite, le tout en insultant leur mère… étrange, insolite, troublant quoi !!! Etrange furent également les trajets qui les menèrent à Champasak, la ville fantôme unirue où un plan est plus que conseillé, et à Paksé, la ville aux milles et un photomatons psychédéliques. Pour cela ils prirent un bus pourri, rempli de sacs de trucs qui puent et qui bougent, un ferry-voiture conduit par un chinois borgne, ils cohabitèrent avec un sanglier ligoté et même parfois pire avec des francais. Arrivés sur le plateau des Bolovens ils durent renoncer à leur projet de trek : une averse torrentiel de 48h s’était invitée au voyage ….

Recit d’un voyage pragmatique:
Pour un voyageur compter :
Passage frontière : bateau 4$, douanier lao 1$
Remarque : beaucoup de bonheur
Don Det : hotel hutte 4$
Remarque : hamacs gratuits -> beaucoup de bonheur
Champasak : hotel 4$, Wat Phu 4$, le toit du tuk tuk … ca n’a pas de prix
Remarque : la pluie ca mouille encore plus sans parapluie
Paksé : photomaton 40000 kips (4$), gateau 4$
Remarque : le chocolat c’est bon …. sauf en Asie
Tad Lo : trajet en minivan depuis Paksé environs 4$
Remarque : 19 lao beer bus, gros gros budget (4$) mais beaucoup de bonheur
Paksé bis : hotel 4$, course tuk tuk 4$
Remarque : ils ont ouvert une prison a Paksé, si, si, on a même essayé une cellule la derniere nuit, mais il vaut mieux avoir une expérience carcérale au préalable pour bien dormir.


Récit d’un voyage épique
Le passage du poste frontiere n’a vraiment pas été de tout repos, le bateau qui nous emmena dans cet endroit completement perdu, à des kilométres de toute civilisation, avait failli chavirer bien 4 ou 5 fois. Heureusement Yaco avait plongé pour retenir la pirogue à chaque fois, seules une ou deux morsures de requin du Mékong étaient à déplorer. Puis il y eut la confrontation avec les douaniers cambodgiens puis laotiens, des mercenaires sanguinaires formés aux meilleures techniques de combat de la planéte. Les douaniers nous firent passer l’un après l’autre, pour un interrogatoire redoutable, ils voulaient nous faire craquer psychologiquement. Heureusement, j’avais emmener des batons de dynamite avec moi, sentant que la situation commencait à nous échapper (Anand, dans un accès de furie, avait éclaté la vitre avec une chaise et s’était enfuis par la fenêtre), je fis sauter le comptoire. Nous nous enfuimes alors sur une petites iles du nom de Don Det, histoire de nous faire oublier pour deux trois jours. Mise à part deux trois fusillades avec les locaux pour des histoires de hamacs, le sejour fut bien calmes. Les nuits étaient par contre toujours difficiles, rachel avait noté des comportements anormaux de poulets, elle sentait que nous étions encore traqués. Nous basant sur son intuition, nous préférames alors partir pour Champasak. Le trajet fut long et difficile, les chinois du FBI laotien avait bel et bien retrouvé notre trace et il nous poursuivirent jusqu'à Champasak. Cette traque fut longue, tenace, apre et … lente. Les chinois du FBI laotien sont partout, ils ne se déplacent pas (laotien oblige) mais ils sont partout, sur les bords des routes, dans les arbres, à coté du chauffeur de bus, derrière les pierres, dans les chicken curry with coconut milk… partout. A peine arrivé à Champasak qu’il fallait déjà repartir pour Paksé, cette ville était beaucoup trop grande, trop peuplé, trop dynamique, trop pleine de chinois du FBI laotien. De Paksé nous avons gagné un petit village dans le maquis, Tad Lo, perdu sur le plateau de Boloven. Après trois jours de pluies diluviennes (avec des chinois du FBI laotien caché dans les gouttes) nous sommes retournés à Paksé où un indic indien d’Anand nous a permis de nous cacher dans une prison. De là nous avons décidé de nous séparer en deux groupes pour échapper plus facilement aux chinois du FBI laotien.

Recit d’un voyage pris sur le vif :
Putain c’était trop de la balle, serieux le bateau sa mère comment il allait trop vite sa race !!!! Et franchement les Laotiens ils sont trop tranquilles comme mecs, franchement c’était frais comme voyage !!!!

Recit pessimiste :
Samedi : arrivé au Laos, plus que 8 jours
Dimanche : il ne reste plus que 7 jours
Lundi : putain on part dans moins d’une semaine !!!
Mardi : J-5
Mercredi : J-4, ca passe vite
Jeudi : J-3
Vendredi : il pleut, J-2
Samedi : J-1, c’est demain, il pleut
Dimanche : et merde, on part




Récit d’un voyage intellectuel
Depuis le poste frontiere Cambodge-Laos (construit en 1970, ce poste frontière voit passer quelque 67 personnes par jours en periode creuse et 106 en saison estivale, cf : le numéro de juin de poste frontière magasine), que nous avons rejoint sur une pirogue-fusée (embarcation de type rapide et peu sécurisante, sujette à de nombreux chavirement cf : guide des embarcations laotiennes), nous nous sommes dirrigé vers un archipel d’iles sur le Mékong (les iles du Mékong sont belles et nombreuses et belles, parfaites pour se reposer et admirer des dauphins et des grandes cascades, et des dauphins aussi cf : office de tourisme des Iles du Mékong) pour élir domicile sur Don Det (Don Det est assurement l’ile la plus belle du Mékong, on peut y voir des cascades et des dauphins et s’y reposer calmement en regardant les dauphins et les cascades mieux que partout ailleurs, cf : office de tourisme de Don Det).
Après trois jours calme laotien (état de torpeur léthargique lancinante, très bénéfique pour la santé nerveuse de tout laotien il est vivement recommandé de le vivre sans modération, cf : code civile laotien), nous avons repris un bateau puis un bus routs pour la ville de Champasak d’où il était possible de partir visiter le site historique de Wat Phu (construit en 1402 sous le régne de Charle Victor de Medicis, ce temple abrite des pieds de Boudha d’une facture unique en Asie, cf : Boudha et ses pieds, le mytère enfin éclairci à Wat Phu)
Le lendemain matin nous sommes repartis pour Paksé (Paksé est une ville tout ce qu’il y a de plus moche, elle n’a rien pour elle et en plus elle est moche, cf : Paksé) avec en tete d’organiser notre visite du plateau des Bolovens (Concretion de plusieurs couches de schiste basaltique et de crinite granitique rose issue d’une techtonique des plaques plus qu’intéressante, le plateau des Boloven abrite une végétation luxuriante, une grande diversité d’ethnies et beaucoup, beaucoup, beaucoup de pluie, cf rapport du comité de contrôle des réserves d’eau du Laos). Après un après midi bien optimisé nous sommes partis pour le village de Tad Lo (nom de ville construit sur la base d’un jeu de mot rigolo: Tad Lo, que l’on peut lire également « Tu as de l’eau ? ». On comprend l’étendu caustique de cette blague lorsque l’on sait qu’à Tad Lo il pleut en moyenne 23,7h par jours. De sacrés fanfarons que ces laotiens. Cf : guide du fanfaron au Laos) avec en tete un trek (truc juste pas possible quand il pleut des cordes, cf : un mec aigri) de deux jours. Malheureusement la pluie que nous n’avions pas invité est venu faire sauter tout nos plans, nous sommes finalement rentré plus tot a Paksé ; le voyage arrivait alors à son terme.


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